Sélectionner une page
Temps de lecture : 5 minutes

Avant de devenir mère, ça me laissait perplexe quand je voyais un enfant faire un caprice dans un magasin et je me demandais si ça existait des conseils pour échapper à ça…  

J’étais une adepte de l’émission télé les Maternelles, et pourtant, je n’avais pas trouvé la solution.

Ce que je voulais, c’est savoir gérer la crise tout en restant bienveillante. 

Du rêve à la réalité de l’enfant. 

J’ai mis au monde ce petit être à la fois si merveilleux et si compliqué à comprendre !

Et je dois aussi avouer que le début de vie de fiston a été bouleversé par plusieurs évènements pas faciles à vivre pour nous trois. 

Un vrai cumul qui nous mettait KO et qui nous stressait pas mal.

Très tôt, j’ai dû apprendre à vivre avec un enfant qui n’aimait ni la poussette, ni être dans son petit parc, ni faire la sieste. 

Même la fameuse promenade en voiture n’en venait pas à bout pour l’endormir.

Lui était plein d’énergie et ce qu’il voulait, c’était se dépenser et jouer !

 

Est arrivé le début de ce que je pensais être les “caprices”

 

Les “caprices” ont commencé quand il fallait partir du parc où il aimait tant jouer et se défouler

Il hurlait même si je le prévenais que nous allions bientôt partir plusieurs minutes avant (comme de nombreux enfants).

Même en y restant longtemps, il ne voulait jamais en partir. 

Je repartais donc du parc avec un enfant qui hurlait…

 

C’est à ce moment là que j’ai découvert un livre qui a tout changé : J’ai tout essayé ! d’Isabelle Filliozat

J’ai déjà eu l’occasion de vous en parler dans quelques articles parce qu’il représente pour moi une source importante de conseils précieux. 

C’est un peu comme la bible pour les parents des 1-5 ans. 

Ça a changé beaucoup de choses dans ma capacité à comprendre les comportements et réactions de mon fils.

Ce que j’ai découvert au sujet des caprices de mon enfant

J’ai découvert dans ce livre qu’il ne s’agissait pas des caprices en réalité.

Son cerveau faisait face à un trop plein de stimulation ou d’émotions.

Il était heureux de jouer au parc et partir représentait une frustration qu’il ne savait pas gérer.

Sa façon de s’exprimer et de calmer cette frustration était d’hurler.

Tout simplement.

Et quand nous étions au magasin, après une longue journée, c’était trop de stimulations pour son cerveau : les bruits, les couleurs, les gens partout, les tentations…

Résultat : sécrétion de l’hormone du stress, la dopamine.

Réaction : l’enfant a besoin de concentrer son esprit sur quelque chose dans le magasin.

Bon tant qu’à faire, une gourmandise ou un jouet !

(J’avoue s’il tapait une crise pour un brocoli, on se poserait des questions différentes…)

Ce qu’il se passe souvent, c’est que l’adulte croit que l’enfant veut vraiment un article du magasin.

Alors que non, le cerveau de l’enfant est juste trop stimulé.

Inutile dans dans ce cas d’acheter l’objet de sa convoitise ! 

D’autant que ça serait lui donner un mauvais signal : quand tu te comportes de cette façon, tu peux obtenir telle chose. 

Comment un “caprice” peut vite dégénérer

 

En fait, son cerveau a besoin d’arrêter son attention sur quelque chose dans un premier temps, puis il va se décharger au travers de pleurs et des cris.

Le parent demande à l’enfant d’arrêter de crier (en lui criant dessus, sinon c’est pas drôle !). 

En général, la pression monte pour le parent à cause du regard des autres autour de lui. 

Et on est face à une situation pénible pour tous.

Si je n’avais pas eu cette méthode, je ne sais pas comment j’aurais fait. 

Vous comme moi, on a tous vu des parents hurler sur leur enfant et le malmener parce qu’il faisait une crise. 

Mais clairement, hurler à un enfant d’arrêter d’hurler n’est ni efficace ni logique. 

Le brutaliser parce qu’il est en crise n’est pas une méthode éducative en soi.

Et ça ne vient pas enrichir le lien parent/enfant.  

Le parent a besoin de se sentir actif face au “caprice de l’enfant”.

En réalité, le parent eut se montrer actif face à son enfant. 

Il pense montrer aux autres autour de lui qu’il “l’éduque”.

Ou encore, il reproduit un schéma parental.

Enfin, d’autres encore disent que ça les soulage de l’énervement qu’ils ressentent lorsqu’il mettent une fessée à l’enfant. 

Cette voie-là ne correspondait pas au lien que je souhaitais avoir avec mon enfant. 

 

Crise ou caprice ?

Gestion de crise au magasin 

Au final, je n’ai appliqué ce conseil qu’une fois au magasin et ça a été durablement efficace. 

Le jour où fiston a fait une crise, je me souviens, nous étions au rayon frais. 

Il y avait quelques clients autour de nous. 

Je n’ai pas tenu compte des éventuels regards posés sur nous. 

Je me suis concentrée sur lui. 

Puis je l’ai pris dans mes bras et je l’ai maintenu. 

Il s’est débattu dans un premier temps.

Ils ont déjà de la force à cet âge-là !

Puis il s’est apaisé après une minute ou deux et je l’ai câliné.

Et c’est revenu à la normale. 

Ensuite, il n’y a plus jamais eu de crise aussi intense. 

J’ai apprécié cette façon de faire parce qu’il n’y a qu’à être présent pour son enfant, et accepter qu’il a besoin de notre attention.

Pas de cri.

Pas de punition.

Et aucun énervement. 

J’ai ainsi pu faire la même chose lorsque nous partions du parc. 

Mais honnêtement, cet épisode du câlin semble avoir été un révélateur puisqu’après, les crises sont devenues très rares. 

 

Serrer l'enfant contre soi permettra de le calmer

Conseil prévention crise

J’ai appris aussi dans ce livre qu’il est recommandé de confier une mission à l’enfant, afin de l’aider à se concentrer sur une action

Vous pouvez par exemple lui confier la mission de choisir les fruits ou légumes, ou de les mettre dans le sac, les emmener pour les faire peser.

Son cerveau a besoin de quelque chose sur quoi se concentrer

A l’époque, il y avait des mini-chariots pour les jeunes enfants dans notre magasin de village. Je n’en vois pas là où je vis, mais si vous en avez par chez vous, alors pourquoi pas les utiliser car l’enfant peut mettre quelques articles dedans et il est tout content de faire comme vous. (si l’enfant sait rester à vos côtés sans courir partout dans le magasin !)

 

 

Confier des missions à l'enfant

Le saviez-vous ?

D’après I.Filliozat, un enfant ne serait en capacité de faire un caprice qu’une fois qu’il est en mesure de mettre la bonne forme au bon endroit dans le trieur de formes du premier coup !

Ce qui arrive à peu près vers les 4 ans de l’enfant

(mais tous les enfants sont différents)

Pour les plus grands, c’est souvent plus simple car ils savent mieux s’exprimer et surtout ils ont appris à gérer leurs émotions. 

S’ils sont frustrés, ils vont pouvoir le signifier différemment (par exemple, le fameux soupir… ou les yeux levés au ciel !).

Pour résumer

Calmer une crise calmement,

c’est possible

 

Les caprices n’existent pas avant environ l’âge de 4 ans.

Les crises peuvent être calmées en tenant l’enfant dans ses bras, fermement.

Il va ressentir un mieux être en quelques minutes.

Confiez de petites missions à l’enfant pour l’aider à se concentrer sur quelque chose.

Il n’y a pas besoin d’acheter l’objet de la crise de l’enfant.

 

Après une longue journée pour votre enfant, et peut-être quelques difficultés à canaliser ses émotions, pourquoi prendre le temps de lui lire une histoire pour partager un moment de détente ensemble ? 

Vous trouverez dans cet article toutes les vertus de l’histoire du soir 🙂 

A bientôt

Milie

 

Pour partager ce site à vos proches
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
%d blogueurs aiment cette page :