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Temps de lecture : 7 minutes

Quand nous nous sommes séparés avec le père de fiston, c’était loin d’être évident… Finalement, c’est pas simple de devenir des coparents positifs.

Et parfois, c’était même super compliqué. On était loin d’être des coparents positifs…

Pour commencer, nous avons cohabité 2 ans parce que nous devions finir des travaux dans la maison.

En plus, j’ai repris des études.

Mon ex m’a gentiment proposé de cohabiter pendant mon année d’études et le temps de retrouver un emploi après.

Il a eu une très bonne idée vu les horaires de la formation.

Et pour tout vous dire, nous n’étions pas vraiment prêts à vivre séparément avec un enfant si jeune.

Cet article est un partage d’une tranche de vie personnelle.

Chaque histoire étant différente, il n’y a aucun jugement quand à la façon de faire des autres.

Je suis en faveur d’une coparentalité positive/coopérative, mais je suis consciente que ce n’est pas possible dans toutes les situations.

Pensées à tous les parents séparés qui ne peuvent pas établir une relation apaisée avec l’autre parent.

Notre couple était vraiment fini, la situation était souvent tendue.

Et je le précise, nous n’avions plus aucune relation de couple et que nous étions réellement séparés.

Alors voilà, nous avons cohabité.

Deux longues années.

Fiston était très jeune : un an au moment de la rupture, trois ans à la fin de la cohabitation.

Alors ça lui laissait du temps pour grandir auprès de ses deux parents, c’était le gros côté positif.

Par contre, autant l’idée de la cohabitation était sympa sur le papier, autant le quotidien dans la vraie vie et notre communication défaillante, c’était super tendu et conflictuel.

Ce qui fait qu’après ces 2 ans, je n’avais qu’une hâte : partir au plus vite et retrouver calme et sérénité.

Je voulais sortir de cette vie sous tension.

La cohabitation n'est pas toujours facile quand on est des parents séparés

Et je me suis accrochée à une seule pensée :

« Je tiens à ce que tout se passe pour le mieux pour notre fils. Je tiens à ce que nous ayons une bonne communication pour Fiston ».

Voilà.

C’est ce qui me motivait jour après jour.

Je précise aussi que l’un comme l’autre, nous avons un bon fond, ça aide pour une coparentalité positive et apaisée.

Et je sais que ce n’est pas le cas de tous les ex.

Je vous partage avec vous un bout de mon vécu et ce n’est pas forcément transposable à toutes les personnes qui se séparent.

Mais là, je sentais que nous pouvions atteindre cet objectif de « coparentalité positive ». (A l’époque je ne mettais pas de nom sur mon idéal de coparentalité).

En réalité, nous avons eu des ajustements à faire chacun de notre côté et nous sommes passé à côtés d’erreurs qui peuvent être fatales (cet article peut vous intéresser si vous voulez vous aussi les éviter).

Et je ne vous le cache pas, ça n’a pas été simple et ça a demandé du temps.

En plus, fiston a beaucoup souffert de ce changement de vie.

Changement de commune, fini la maison et bonjour le petit appartement (lugubre), changement d’école.

Et pas de bol il est passé d’une super école maternelle de village à une école de ville pas super avec des maitresses pas sympas avec lui…

Quelle galère !

Heureusement qu’en parallèle, avec son Papa, on faisait le maximum pour bien s’entendre.

Nous nous retrouvions tous les trois pour certaines occasions festives

Nous avons ainsi fêté l’un de ses anniversaires tous les trois à Paris.

Nous sommes montés tout en haut de la Tour Eiffel 😊

A une autre occasion, nous sommes allés passer une journée dans un Center Park ensemble.

Nous avons fêté plusieurs Noël ensemble.

Fiston était toujours aux anges quand nous partagions des moments tous les trois.

Bien sûr, à chaque fois, nous lui expliquions la situation : nous passions un moment ensemble mais nous étions toujours séparés.

Histoire de ne pas lui donner de faux espoirs.

Chaque histoire évolue différemment…

Ce que je veux vous dire en vous partageant mon histoire, c’est qu’il n’existe pas qu’une seule façon de se séparer.

On peut très bien se séparer, avoir été malheureux en couple et finalement construire une coparentalité qui fonctionne bien.

Chaque “binôme de coparents” établit ses propres règles.

En fonction de ce qui est possible.

Bien sûr, tout cela est fonction du caractère des parents et de leur comportement.

Et quand c’est possible d’établir une telle relation coparentale, c’est un fonctionnement qui apporte beaucoup de confort au quotidien.

Ce qui en revanche est parfois dommage, c’est que les conflits peuvent venir d’un simple problème de communication.

Des quiproquos naissent.

Les situations s’enveniment. 

Le dialogue est de moins en moins fluide et la situation se durcit.

Les ex-conjoints s’enferment dans des problématiques qui pourraient être résolues avec un tiers extérieur. 

Et finalement, la seule alternative qu’ils trouvent, c’est la séparation conflictuelle. 

 

En tout cas aujourd’hui, je peux vous parler des effets bénéfiques quand on réussit à être des coparents positifs et bienveillants.

J’ai mis en avant 5 points, mais je me connais, cette nuit, je vais me réveiller en me disant : “mince j’ai oublié de parler de ça !”

Bon en attentant, voici les 5 points positifs majeurs 😉

En espérant que ça puisse vous motiver, si vous-même vous passez par une séparation compliquée. 

 

 

Souvenez-vous bien :

Ce n’est pas parce que le couple ne fonctionnait pas que la coparentalité ne peut pas fonctionner.

Au contraire, le fait de ne plus être en couple permet de faire retomber beaucoup de tensions.

Les 5 bénéfices directs d’une coparentalité positive

1. On a l’esprit léger et on se sent confiant.

On n’a pas l’esprit encombré de rancunes, de conflits, de méchancetés.

Qui dit conflit dit émotions négatives, parfois des insomnies à cause des soucis.

Puis fatigue, épuisement et c’est le cercle vicieux qui s’installe.

Dans notre situation de coparents, nous sommes sereins puisque tout se passe bien.

Nous avons pu également divorcer à l’amiable, ce qui permet d’économiser des frais d’avocat.

Ce n’est pas négligeable car une séparation parentale a un très fort impact sur le budget.

2. C’est pratique côté organisation

Nous nous dépannons l’un l’autre quand nous avons des difficultés pour garder fiston pour des raisons professionnelles ou personnelles.

C’est quand même super pratique de pouvoir dialoguer simplement et de trouver rapidement des solutions.

Nous n’avons pas d’application spéciale pour les parents solo.

Nous avons choisi une garde partagée et si nous avons besoin de faire des ajustements, nous en parlons simplement par téléphone ou par message.

J’envisage de vous en parler dans un prochain article d’ailleurs.

3. C’est rassurant parce que nous sommes solidaires

Nous pouvons compter l’un sur l’autre quand l’un de nous a un problème de santé.

Une année, c’est mon ex qui avait un souci de santé et ça le contrariait de partir seul en vacances avec Fiston. Grâce à un mon ancien employeur compréhensif, j’ai pu allonger mes vacances pour les accompagner.

Ainsi, il n’a pas eu à annuler ses vacances.

Puis c’est moi qui ai été en galère de santé.

Et bien j’étais super soulagée de pouvoir compter sur mon ex pour qu’il s’occupe de fiston pendant mon hospitalisation pour être opérée.

Après mon retour de clinique, ils sont venus me voir à ma demande car j’avais très envie de retrouver mon fiston après cette épreuve de vie. Je me suis sentie super reconnaissante d’avoir cette chance. 

4. C’est pratique pour l’éducation de fiston

Nous faisons face aux difficultés qui concerne Fiston ensemble.

Et ça aide beaucoup, que ce soit sur l’éducation, la santé, la scolarité, le comportement… bref, on a eu de quoi faire à ce niveau-là.

Ça compte beaucoup quand l’enfant voit que ses deux parents sont sur la même longueur d’onde.  

Car il a bien essayé de nous dire au début :

« Chez Papa, c’est comme ça ! » ou « Chez lui, j’ai le droit »

Et moi je contactais son père qui me disait que non pas du tout…

Donc Fiston a dû arrêter très vite ce petit “jeu”. (mais quel enfant de parents séparés ne l’a pas tenté !?!)

5. Nous sommes en confiance

Quand fiston part chez son père, je suis en confiance. Je sais que s’il y a le moindre problème, il me préviendra.

Je sais aussi que si Fiston souhaite m’appeler, il peut le faire et inversement.

Et aussi que s’il m’arrive quelque chose, le Papa sera présent pour Fiston et qu’il lui parlera de moi…

Bah quoi, ça compte aussi, non ?

Tous ces  bénéfices comptent vraiment dans la vie de tous les jours.

Etre serein et en confiance, ça a quelle valeur au final ?

Et c’est parce que je suis passée par cette épreuve de vie que j’ai eu envie de me spécialiser dans l’accompagnement des parents séparés.

Alors oui, quoi qu’il en soit, il faut du temps pour digérer une séparation.

Et oui, il faut du temps pour que la nouvelle relation coparentale se mette en place.

Mais s’il y a bien une chose que j’ai apprise pendant cette phase de ma vie, c’est que ce n’est pas facile de prendre du recul quand on est en plein dans la situation.

Que c’est une bonne chose de pouvoir en parler avec une tierce personne pour mieux comprendre la situation et mieux la gérer.

Et pour vous, comment se passe votre séparation ?

Quel est votre plus gros problème pour communiquer avec votre ex ?

A quel problème faites-vous face dans votre coparentalité ?

Et si vous vivez vous aussi une coparentalité positive, racontez-nous comment vous avez réussi à la mettre en place, et combien de temps ça vous a pris 😉

Milie Siméon

Coach consultante Parents Séparés

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