Sélectionner une page
Temps de lecture : 5 minutes

Nous sommes de nombreux parents solos à vivre un coup de blues quand notre enfant repart chez son autre parent. Comment faire pour mieux vivre ce moment ? Quelles stratégies mettre en place ?

Pour les parents aimants et investis, c’est un calvaire quand vient le moment de dire au revoir à ses enfants, en particulier :

  • Les premiers mois post-séparation
  • Quand les enfants sont jeunes,
  • Que l’éloignement est long,
  • La façon dont l’enfant réagit à la séparation.

La séparation est difficile à vivre pour les enfants, et elle l’est aussi pour les parents.

De nombreux parents passent par cette phase, c’est tout à fait normal que vous ressentiez cela.

Bien sûr, la sensibilité de chacun rentre également en ligne de compte dans l’intensité du coup de blues ressenti, ainsi que la façon dont l’enfant vit la séparation.

S’il pleure beaucoup et qu’il a du mal à vous laisser, votre tristesse sera d’autant plus importante.

 

se sentir triste sans les enfants

Passer de la vie agitée de parent à la vie de célibataire

A un moment donné, il y avait du bruit dans la maison, des cris, des rires, des pleurs, des jeux, des histoires, un enfant qui vous dérange toutes les deux minutes…

Beaucoup d’animation.

Beaucoup de sollicitations.

Et puis, tout à coup, plus rien.

Le silence.

Comment apprivoiser ce moment si particulier ?

Le calme et le silence après le départ des enfants

Le temps et l’habitude vous aideront à passer le cap du coup de blues.

Déjà, sachez-le, dans la plupart des situations, vous allez commencer à vous habituer aux séparations, tout comme vos enfants.

Parfois, il faut un an ou deux pour s’habituer.

Parfois il faut plus de temps, quand on n’est pas rassuré sur la façon dont l’autre parent s’occupe de son enfant ou encore quand on sait que l’autre parent ne nous laissera pas avoir de contact. (pour les enfants jeunes qui n’ont pas leur propre téléphone par exemple).

Pour autant, vous pouvez mettre en place ces stratégies pour alléger votre tristesse.

 

2 stratégies pour passer le cap du coup de blues

 

1.     Adapter le rythme de garde et de transfert des enfants.

 

En discutant avec des parents séparés, je me rends compte qu’une situation peut souvent être évitée.

(Mais pas tout le temps, alors, voyez en fonction de votre situation).

C’est le fait de finir le week-end le dimanche soir :

  • Ça vous oblige à revoir votre ex tous les week-ends, ce qui n’est pas forcément agréable.
  • Ça met une ombre à votre week-end, puisque vous savez que vous allez vivre une séparation et les enfants aussi.

Quand la distance géographique le permet ainsi que vos contraintes perso et pro, gardez votre enfant jusqu’au lundi matin.

Déposez-le à l’école/crèche/nounou et l’autre parent viendra rechercher l’enfant le soir.

Vous vous évitez ainsi de devoir voir votre ex toutes les semaines et de couper la fin du week-end.

De plus, cette stratégie vous permet de passer la soirée avec votre enfant et de ne pas vous retrouver le dimanche soir en mode « coup de blues ».

  • Si ce n’est pas possible de garder l’enfant jusqu’au lundi matin, pouvez-vous décaler les jours de garde d’enfant afin que le transfert ne se fasse pas le dimanche soir par exemple ?

 

Exemple : pour les parents qui ont leurs enfants en alternance, changer les jours de garde du dimanche au dimanche par vendredi au vendredi permet d’améliorer le confort des transferts.

C’est plus facile pour tous quand on n’a pas le temps de se morfondre, qu’une journée de travail ou d’école nous attend, que les copains ou les collègues nous changent les idées.

C’est agréable d’avoir un week-end entier avec les enfants, sans aucune ombre au tableau.

2. Stratégie si vous ne pouvez pas changer le jours de transfert et que vous vous retrouvez seul chez vous

Il y a plusieurs approches possibles, à vous de voir celle qui vous convient le mieux ;

 

Approche dynamique : programmez votre soirée

  • Faites le ménage avec de la musique dynamique,
  • Appelez un ami qui est plein de joie et d’énergie communicative,
  • Lancez-vous dans un cours de musique ou autre en suivant un tuto sur YouTube,
  • Regardez une comédie
  • Un bon livre que vous n’avez jamais le temps de lire

En bref, des classiques, le principe étant d’occuper votre esprit, de ne pas vous laisser le temps de vous morfondre.

Ce que je faisais aussi, c’est de ranger toutes les affaires de fiston, puis je fermais la porte de sa chambre. C’était un peu comme un barrière mentale pour m’autoriser à penser à autre chose.

Et puis à un moment donné, il n’y a plus besoin de faire ça.

 

Approche lâcher-prise : si vraiment vous n’avez pas le moral

 

Oui ça arrive à tout le monde, alors tout simplement, pleurez un bon coup, lâchez prise et accueillez la tristesse qui est en vous.

Car en effet, “tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime”, Jacques Salomé.

Ensuite, notez cela :

Les neuropsychologues ont mis en évidence que notre cerveau a tendance à se concentrer sur ce qui nous manque plutôt que sur ce que nous avons.

Ce qui participe à notre coup de blues.

On sent qu’on a perdu quelque chose, il n’y a plus de bruit ni de présence autour de nous.

Vous pouvez alors rééduquer votre cerveau pour accueillir avec plaisir :

  • Le calme
  • Le temps libre pour :
    • Prendre soin de vous, faire du sport,…
    • Vous occuper de votre intérieur, trouver des recettes à faire pour les prochaines fois avec vos enfants
    • Vous (re)mettre à vos loisirs (activités artistiques, créatives, récréatives etc.)
    • Ecrire tout ce que vous avez et qui vous comble ou vous rend heureux. Vous pouvez écrire tout ce que vous avez aimé dans les moments partagés avec vos enfants.
    • prendre contact avec des membres de votre famille.

Amenez votre esprit à se concentrer sur tout ce que vous avez dans votre vie et qui est positif.

Parfois, ce moment de liberté peut devenir un rendez-vous avec vous-même pour construire et développer un projet que vous n’auriez jamais pu faire sans tout ce temps libre.

groupe Facebook parents séparés épanouis

Je tenais à écrire cet article pour rassurer les nouveaux parents séparés qui passent par là.

Rejoignez-vous sur notre groupe Facebook en cliquant ici.

Au plaisir de faire votre connaissance ! 

Milie

 

———————————————————————-

Et surtout, si jamais vous veniez à avoir des idées noires, ne restez pas seul.

Contactez le numéro SOS Amitié au 09 72 39 40 50

———————————————————————-

Pour partager ce site à vos proches
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
%d blogueurs aiment cette page :