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Temps de lecture : 7 minutes

Vous êtes parent et vous venez de vous séparer. Vous croulez sous les démarches à accomplir. Avec votre ex, vous allez prendre des chemins différents. Pour certains, c’est une forme de libération. Pour d’autres, c’est une étape de vie douloureuse. Lorsqu’il y a des enfants en commun, il faut pourtant réussir à établir une nouvelle relation avec son ex. Pour adoucir la situation et surtout votre état d’esprit, voici les 5 erreurs majeures à éviter pendant une séparation parentale.

différents chemins

Erreur à éviter n°1

Laisser les émotions négatives liées à la séparation prendre le dessus

Vous êtes dans LA période où il faudrait ne prendre aucune décision parce que vous êtes probablement trop sensibilisé.e par la séparation… et pourtant, c’est maintenant que vous avez justement plein de décisions à prendre.

Prendre des décisions quand on vit un ouragan émotionnel plutôt négatif n’est pas productif.

Je vous recommande donc de prendre un temps de recul et de faire le point sur votre état d’esprit et votre état émotionnel.

Si vous sentez que vous êtes dans un état d’esprit négatif, que vous en voulez à votre ex, vous risquez de prendre de mauvaises décisions. 

Erreur à éviter n° 2

Se mettre en position de victime qui subit la séparation

C’est un travers fréquent : se mettre en position de victime.

Oui, on peut être victime d’une séparation.

Mais rester dans ce rôle est une stratégie qui porte préjudice. Vos émotions seront plutôt négatives telles que la peur, la tristesse ou encore la colère.

Que faire en pratique ?

Prenez-vous en main.

Ce à quoi vous répondrez : “facile à dire”…. Ok vous avez un peu raison !

Alors ensuite, je vous proposerai ceci :

Acceptez votre part de responsabilité dans la séparation.

Quand on accepte sa part de responsabilité, on sort de la position de victime plus facilement.

Sans culpabilité, regardez franchement la situation.

Voici quelques questions à vous poser :

 

Qu’est-ce que je n’ai pas voulu voir pendant la relation ?

 

Est-ce que je vais gagner quelque chose dans ma nouvelle situation de parent solo ? (ex : plus de temps qualitatif avec mes enfants, moins de disputes, plus de temps pour moi,…) 

 

Comment utiliser les temps libres que je vais avoir ? Comme par exemple, se remettre à une activité qu’on avait plus le temps de pratiquer ou en découvrir une nouvelle. (l’idée est de sortir de la position de victime en reprenant les rênes de sa vie)

 

Erreur à éviter n°3

Critiquer vivement votre ex devant votre enfant

Le problème avec ça, c’est que…

Attaquer l’autre parent, c’est comme attaquer son enfant indirectement.

En effet, l’enfant aime ses deux parents. Entendre les critiques sur son autre parent est déstabilisant pour tous les enfants.

Bien sûr, une petite remarque occasionnelle est bien loin de ce dont je parle.

J’évoque ici les critiques appuyées et virulentes.

De plus, critiquer votre ex, c’est vous envoyer à vous-même des ondes négatives. Ce qui en soit ne vous fera pas avancer.

C’est un choix à faire : protéger votre enfant & son bien-être ou vous autoriser à la critique.

De plus, prenez en compte que votre enfant doit déjà faire face à la séparation de ses parents. Laissez-le en dehors de vos conflits parentaux.

Que faire en pratique ? 

Il y a des actions à mener pour faire en sorte de guérir des émotions négatives que vous ressentez envers votre ex.

C’est un travail ardu. Peut-être que vous pourrez le mener seul, peut-être pas.

Si vous recherchez de l’efficacité, faites-vous accompagner par le coaching. C’est rapide et efficace.

Guérir de votre ressenti envers votre ex vous permettra de vous sentir plus libre.

Tant que vous avez des ressentis négatifs, impossible de mettre en place une vraie coparentalité.

Et tant que vous avez envie de le critiquer, vous perdez de l’énergie.

Les questions à vous poser :

Critiquer votre ex vous apporte quoi aujourd’hui ? A quoi ça vous sert concrètement ?

Dans quel état émotionnel et physique vous sentez-vous quand vous critiquez votre ex ?

Quelle est votre priorité par rapport à vos enfants ?

 

Erreur à éviter n°4

Refuser trop rapidement la garde alternée ou partagée

Votre ex vous demande de mettre en place une garde alternée ou partagée et vous refusez.

Et là, je vous propose la prudence parce qu’on peut prendre de mauvaises décisions quand on est sous le coup d’émotions négatives. En effet, lui refuser ce mode de garde risque d’entrainer l’impossibilité d’une conciliation amiable. 

Vous avez peut-être besoin de prendre du recul ?

Dans ce cas, vous pouvez dire à votre ex que vous allez y réfléchir.

Ou vous manquez peut-être d’information sur ce mode de garde ? Vous pouvez consulter ce site officiel pour en savoir plus (en attendant que je publie prochainement un article sur les différents modes de garde)

Maintenant, je vous invite à réfléchir à ce qui motive votre décision :

  • « C’est pour punir mon ex »…
  • Je ne le/la crois pas capable de bien s’occuper des enfants en solo

Ces raisons sont-elles objectivement suffisantes pour refuser ce mode de garde ?

Alors bien sûr, notez que la sécurité physique, morale, émotionnelle des enfants est toujours la priorité. Si votre ex a des problèmes importants et qu’il n’est pas en mesure de s’occuper des enfants (problèmes psychologiques, addictions etc…), il est évident qu’il s’agit d’un critère majeur de refus pour la garde alternée ou partagée. 

Mais lorsque votre ex peut assurer ce mode de garde pour vos enfants, prenez le temps de la réflexion. 

En effet, garder les enfants au rythme “traditionnel” n’est pas sans conséquences pour votre vie personnelle. 

Prenez en compte que s’occuper en solo des enfants demande :

  • Beaucoup d’énergie
  • Pas mal de temps
  • Une organisation optimisée, surtout si vous travaillez à temps complet. 

De plus, s’occuper en solo de jeunes enfants a pour conséquence d’avoir moins de temps pour :

  • Prendre soin de soi : pour faire du sport, des sorties culturelles etc…
  • Faire de nouvelles rencontres,
  • Et pour se reposer, tout simplement.

Si votre ex est demandeur/se, qu’il n’est pas un danger pour vos enfants, est-ce que ça ne vaut pas la peine de prendre le temps de bien y réfléchir ?

Oui, c’est vrai, ce n’est pas facile au début de ne pas avoir son enfant avec soi tout le temps ,« comme avant ». Il faut une période d’adaptation.

Après plusieurs mois, les parents et les enfants finissent par s’adapter à leur nouveau rythme.

Comment ?

En prenant de nouvelles habitudes, en créant de nouveaux rituels.

Et aussi en lâchant prise… c’est le point 5 de cet article ici si vous voulez en lire un peu plus à ce sujet.

Les questions à vous poser :

 

Pour quelle(s) raison(s) refusez-vous cette demande ?

 

Qu’allez-vous y gagner ?

 

Quelle serait la meilleure solution pour vos enfants ?

 

Erreur à éviter n°5

Vouloir s’en sortir en solo quand on n’a pas le moral

 

Faites-vous partie de ceux qui pensent que la déprime se gère en solo dans son coin ?

Pourtant, pas facile de gérer cette situation sans le soutien de son entourage.

Si vous le pouvez, sollicitez vos amis pour vous changer les idées et pour sortir (enfin… quand les conditions sanitaires le permettent). Je me souviens d’un collègue (qui n’avait pas d’enfant) qui a vécu une rupture très douloureuse. Il a aussitôt planifié de voir tous ses amis pour sortir et se changer les idées dès le jour-même. Il a suivi cette stratégie pendant des semaines voire des mois.

Si vous n’êtes pas dans cette stratégie et que vous n’avez pas le cœur à voir vos amis ou votre famille, envisagez de consulter un professionnel de santé.

En tout cas, ne restez pas dans votre coin. Vous n’êtes pas la première personne à traverser une séparation parentale. D’autres parents pourront vous comprendre et être à votre écoute. En vous sentant entouré, vous commencerez à vous sentir mieux.

 

Quelles personnes de votre entourage sont passées par une séparation parentale ?

 

Vos enfants ont besoin de vous, de votre énergie et de votre amour. Alors ça vaut le coup de faire ces démarches.  

Dans les cas les plus sévères de déprime ou de dépression, en particulier si vous avez des idées noires, je vous recommande de prendre rendez-vous sans tarder avec un professionnel de santé type psychiatre ou psychologue/psychothérapeute.

Si vous savez qu’il s’agit plutôt d’un mauvais moment à passer, que vous vous sentez capable de prendre votre vie en main, et que vous avez envie d’avancer, alors le coaching est idéal pour vous.

En évitant ces 5 erreurs majeures, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour que votre séparation parentale se passe dans des conditions plus favorables.

Voici un résumé un image de ces 5 erreurs majeures à éviter pendant une séparation :

N’hésitez pas à commenter *avec bienveillance* si vous souhaitez partager votre expérience à ce sujet ou réagir sur cet article.

A bientôt pour un prochain thème !

Milie Siméon

Coach consultante Parents Séparés

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