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Quand j’ai su que l’appartement dans le sud était libre et que nous pouvions y aller, j’étais super heureuse ! Nous allions pouvoir partir en vacances, même si j’étais seule avec fiston, et ce grâce à ma famille. 

C’était mes toutes premières vacances seule avec mon fils depuis notre séparation avec son papa.

Dans la foulée, j’ai réservé l’avion, posé mes congés, vérifié quelles étaient les formalités de déplacement et l’affaire était dans le sac. Ou presque…

La semaine avant de partir, j’ai commencé à rassembler les affaires pour les vacances.

Je commençais à stresser et à me poser mille questions…

Et si je perdais la clé de l’appartement avec porte blindée quand on est seuls là-bas ?

Et si on me volait tout : portable, papiers, clés… comment je m’en sortirais avec mon petit ?

Ou encore, et si jamais je faisais une crise cardiaque dans l’appartement et que mon fils de 3 ans se retrouvait enfermé avec une maman inconsciente…

Je commence à me demander si c’est une bonne idée de partir.

Et plus le stress monte, plus mes peurs s’amplifient… et plus je remplis mes valises !

Parce qu’il n’est plus question d’annuler.

Je me retrouve donc le jour du départ avec une énorme valise, un sac à langer, un autre sac de la même taille et… un sac à dos. Je pense qu’à ce stade, je n’avais pas conscience de ce qui allait se passer ensuite…

Le jour du départ est enfin arrivé.

Mon ex-mari nous accompagne au petit aéroport à côté de notre ville. Il a les larmes aux yeux en nous voyant avancer vers notre avion.  

Il fait beau, il fait chaud, l’avion est prêt au décollage, tout est parfait.

Le trajet se passe plutôt bien et ne dure qu’une heure environ et nous arrivons donc en fin de journée à Nice.

A l’arrivée, je décide de prendre le bus pour faire des économies.

Mais si j’avais su… j’aurais fait un autre choix.

La nuit commence à tomber.

Le bus nous dépose dans une rue animée.

Et je me retrouve là : avec mon enfant de 3 ans qui est épuisée de fatigue, ma valise, mes 2 gros sacs et mon sac à dos…

Je n’arrive pas à me repérer dans les rues et je n’ai plus assez de batterie sur mon vieux portable pour mettre le GPS piéton.

Un cauchemar.

Je commence à regretter sérieusement de ne pas avoir pris un taxi…

Je ne sais pas comment je fais pour avancer avec tous ces bagages et mon fils à porter en plus.

Je demande mon chemin. Il y a du monde dans les rues, l’ambiance est festive.

Un pas après l’autre, j’avance.

Et je me retrouve à proximité de l’adresse de l’appartement.

Je me sens enfin sortie d’affaires.

Pourtant, impossible de trouver l’adresse.

Je commence vraiment à saturer de fatigue à force de porter les bagages et tout en motivant mon fils à marcher encore juste un tout petit peu…

Je lui propose de faire une pause.

Nous sommes juste à côté mais nous parcourons cette longue rue dans un sens puis dans l’autre… rien à faire, je ne trouve pas ! Les gens dans la rue ne savent pas me renseigner.

J’ai envie de pleurer.

Mais je dois rester forte et ne pas inquiéter fiston.

Et puis miracle !

Quelqu’un sait enfin où se trouve cette maudite rue : elle est bien cachée car c’est une toute nouvelle rue !

Nous arrivons exténués à l’appartement… mais ravis d’être enfin arrivé.

Quel soulagement.

Nous avons traversé cette épreuve tous les deux, mon fils s’est vraiment montré courageux malgré la fatigue, je suis fière de lui.

Et c’est parti pour notre semaine de vacances en solo avec fiston !

A partir de là, chaque jour a été riche de petits bonheurs : se promener au bord de la mer, manger des glaces, prendre le train côtier pour découvrir Monaco, Cannes, Antibes… le voir heureux à jouer dans le sable, patauger, se faire de nouveaux copains, découvrir la Promenade du Paillon avec tant d’enthousiasme !

C’est vrai, ce n’est pas facile tous les jours parce que je passe mes journées avec un enfant.

Pas possible d’aller nager parce que je ne peux pas le laisser seul sur la plage à cet âge-là.

Et ça me manque de partager du bon temps avec des amis.

Mais c’est aussi ça la vie de parent solo par moments.

Si je n’avais pas osé braver mes peurs, je n’aurais pas profité de ces moments privilégiés avec lui. Et je n’aurais pas vu à quel point il sait prendre sur lui quand il le faut, même à 3 ans, sans pleurer, sans faire de crise.

On nous dit toujours de faire attention à tout, que tout est dangereux.

C’est vrai, on ne peut pas savoir ce qu’il peut arriver.

Ce qui est sûr quand même, c’est que je serais passée à côté de belles vacances avec mon fils si j’avais écouté toutes mes peurs.

Depuis, nous partons tous les étés en vacances ensemble pour partager ces parenthèses ensoleillées.

Et maintenant qu’il a 9 ans, je peux même aller nager dans la mer pendant qu’il attrape des bernard l’hermite sur la plage.

Au final, je n’aurais jamais pu vivre tout ça si je m’étais arrêtée à mes peurs et mes angoisses !

Et c’est vrai, tout n’a pas été rose, mais il y a eu tellement de beaux souvenirs.

Et vous, est-ce qu’il y a des choses qui vous bloquent dans votre vie de parent solo ?

Qu’est-ce qui vous tient à cœur et que vous n’osez pas réaliser par peur ? (Peur du regard des autres, peur qu’un problème arrive, peur de l’inconnu…).

Imaginez comment serait votre vie si vous pouviez dire adios à toutes ces angoisses ?

Et si on en parlait directement ensemble par visio ?

Milie

PS : après de si bons moments avec votre enfant, la séparation risque d’être un peu dure : c’est normal… lisez cet article avant de rentrer de vacances pour anticiper votre retour !

 

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